L'allée des cyprès
Les cyprès formaient une voûte sombre au-dessus de l'allée, si dense que la lumière n'y tombait qu'en pièces d'or éparpillées. Chaque pas semblait déranger un siècle de quiétude.
« Les jardins ne meurent jamais tout à fait, écrivait le vieux Théodore ; ils attendent, > simplement, qu'on veuille bien se souvenir d'eux. »
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Élise relut la phrase gravée sur le banc de pierre, à demi effacée par les mousses. Une frise de lézards détala sous ses doigts quand elle en épousseta le rebord. Plus loin, l'allée bifurquait vers une rotonde dont il ne restait que les colonnes, dressées comme des doigts blanchis.
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